Bilan de l’ hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ


L’ hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ est à ce jour mon projet photographique le plus cohérent, abouti et organisé. Il a nécessité deux mois de recherches préalables, une journée et 600 mètres de fils fluo pour la réalisation de la structure avec une assistante, 8 modèles répartis sur 5 jours de shooting, plus de 2000 prises de vue et une centaine d’heures de développement des photographies.

Bien loin de mes sympathiques shootings habituels, bon enfant avec quelques idées guide et dans lesquels j’aime à laisser évoluer les modèles pour capturer une part de naturel.

Cela a été un projet riche d’enseignements, bien qu’ayant nécessité beaucoup de temps et d’énergie, je suis très heureux de m’être lancé dans cette aventure et je pense avoir dépassé les objectifs que je m’étais fixé pour ce projet.

 

Anticiper

Dès que je commencé à concevoir ce projet  se sont poser de nombreuses difficultés concrètes :

  • Ou fixer la structure dans le studio photo ?
  • Comment placer les éclairages correctement malgré la structure ?
  • Comment faire des suspensions malgré la structure ?
  • Comment alterner entre lumière noire, lumière colorée et lumière blanche qui nécessitent des placements et des éclairages différents dans un espace fortement contraint ?
  • Gérer un planning de modèles contraint avec des horaires précis et fixes à respecter.
  • Anticiper les possibles contraintes de dernière minute pour moi comme pour les modèles et ne pas se retrouver avec une série incomplète.
  • Ne pas être redondant dans les photos, renouveler les idées et les adapter en fonction de chaque modèle.

Aussi avant de me lancer dans une réalisation concrète, j’ai essayé de répondre à toutes ces problématiques.

Gérer l’espace

Premier problème de mise en œuvre : la structure. J’étais parti sur une idée initiale plus ambitieuse de 2 km de fils qui s’est avérée non adaptée : cela aurai nécessité un tissage plus serré de la structure, ce qui pour les photos n’aurait pas été optimal comme décors photographique. Une trop grande densité de fils aurait pu accapararer trop l’attention au détriment des modèles. La structure occupe tout l’espace entre mes fonds photo et mes points de suspension. Il m’a donc fallu réserver les espaces nécessaires à la réalisation de suspension ainsi qu’à la mise en place d’un éclairage.

J’ai aussi listé tous les accessoires nécessaires et les ai rangés de manière à être facilement accessible le jour souhaité.

Pour l’éclairage, j’ai défini plusieurs configurations types afin de toujours laisser libre les espaces correspondant aux emplacements de mes trépieds de support de flash et de ne pas obérer ou gêner les interventions de configurations.

Gérer le temps

J’ai créé un planning avec des tranches horaires fixes et sensibilisé les modèles au respect de ces horaires. J’ai également préparé au maximum les prises de vues à réaliser afin de perdre le moins de temps possible lors du shootings.

Gérer la fatigue

Très vite enchaîner une journée de travail et une soirée de shooting tous les soirs a été compliqué, tant en terme de sommeil que de créativité, en particulier le dernier jour. Trouver de nouvelles idées, être toujours dans l’urgence est parfois un bon stimulant mais ne permet pas vraiment une qualité optimale. Une journée supplémentaire aurait été au détriment de la qualité des photographies.  SI je dois refaire un projet de ce type je l’étalerai plus dans le temps.

Bilan

Ce projet m’a permis de mettre en œuvre mes capacités d’organisation et de gestion, de tester mes limites et surtout d’exacerber mes capacités de création et de gestion de la lumière dans un espace contraint. Cela m’a également permis d’affiner mes besoins en terme de rendu d’éclairage, j’ai désormais beaucoup plus d’aisance et de facilité à placer mes lumières. Je connais enfin mes limites physiques et je sais à quel moment il sera déraisonnable de m’engager dans un projet sans pouvoir atteindre les objectifs de qualité que je m’impose. Je sais aussi que je ne souhaite pas faire plus de deux à trois shooting en une semaine pour garder un niveau qualitatif constant. Et de plus sélectionner mes photos. Produire moins mais plus qualitatif. Peut être tout l’inverse de ce que demandent les réseaux sociaux et leurs flux constant de photos qui disparaissent aussitôt …

 


L’ensemble du projet :

Projet hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 1 : Octopus

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 2 : Sharurotto

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 3 : Nico Pex

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 4 : Ingrid Ladouce

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 5 : Olympe

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 6 : Alaska

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 7

Hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ 8

Bilan de l’hommage Chiharu Shiota 塩田 千春 Hajime Kinoko 一鬼のこ

 

 

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Emmanuel Créateur

A propos de Emmanuel Créateur

Couturier des cordes (shibari) et créateur de liens émotionnels Amateur d'arts érotiques et hédoniste au quotidien, japonais dans une autre vie, parfois dandy et souvent gastronome.

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