Expérimentations photographiques au Boudoir Shibari


Lorsque j’ai décidé de réaliser mes propres photographies afin de pouvoir concrétiser tous les projets que j’avais en tête et me lancer dans de nouveaux projets, j’ai eu la chance d’avoir des ami-e-s qui se sont prêtés au jeu des expérimentations photographiques, sans attendre de résultat concret, juste pour le plaisir de passer un moment sympa autour de la photo, ce qui est finalement l’essentiel pour moi.

Je suis beaucoup de cours de développement de photo, de technique, de composition, de lumière et j’espère que cela se perçoit dans mes dernières publications. Mais à travers une petite série d’articles je vais revenir sur diverses expérimentations que j’ai pu faire et ce que j’ai pu en apprendre.

D’ailleurs le blog va désormais mettre plus en avant mon travail photographique, même si je garde mes anciens articles. j’aime le faire évoluer avec moi.

Voici donc une série d’expériences autour de la lumière noire et de l’utilisation du flash avec Ingrid LaDouce et Libre Lionesse.

Merci beaucoup pour cette après midi super sympa et pour m’avoir permis d’apprendre et d’expérimenter tant de choses

Shibari et lumière noire

Pour une fois ce n’est pas moi qui ai fait le shibari, je n’en étais que le photographe. ce qui m’a permis de me concentrer sur d’autres détails et la composition de l’image que j’aime beaucoup. La principale difficulté de la lumière réside dans l’éclairage, très faible et tirant énormément sur le bleu dans le spectre visible. cela impose un temps de pose assez long et donc tout mouvement de la modèle rend la photo floue et inutilisable. Le réglage du temps de pose doit donc être réduit au strict nécessaire pour capter une jolie luminance des produits réactifs.

L’éclairage par derrière me permet de détourer la modèle partiellement et d’avoir des couleurs très plaisantes, j’ai un temps utilisé cette technique, désormais je préfère jouer avec deux sources lumineuses de faible intensité pour mieux séparer du fond noir. Je diminue aussi la saturation des teintes bleues aussi désormais pour ne plus avoir cette dominante sur l’image qui ne peut être comblée par le changement de température des couleurs.

Le shibari est réalisé par Libre Lionesse avec Ingrid LaDouce en Modèle.

Utilisation du flash

Pour le moment je travaille uniquement en lumière continue et en lumière naturelle, c’est beaucoup plus intuitif pour découvrir comment placer son ou ses éclairages, d’autant que le flash nécessite des réglages spécifiques qui font trop de choses sur lesquelles je dois me concentrer, donc je verrai plus tard cet apprentissage, peut être début 2018.

Il n’en reste pas moins que c’est un excellent outil pour figer le mouvement. Mais en l’occurrence c’était le fait de capturer le mouvement qui m’intéressait. Je ne sais pas encore bien quoi faire de cet apprentissage mais c’était très intéressant d’explorer de nouvelles possibilités avec le simple flash intégré de mon appareil photo. Cela m’a toutefois ouvert la porte à d’autre expérimentations en pose longue, technique qui me fascine par ses possibilités créatrices.

Lumière noire

Si je suis très fier de la composition de ces photos, la lumière en revanche m’a laissé insatisfait. le détourage du sujet en particulier. J’ai essayé une lumière très diffuse et faible dans toute la pièce et un peu d’éclairage coloré arrière. Ce qui donne une ambiance globale agréable mais pas de détourage et ma modèle se perd un peu dans le fond malheureusement.

Je n’ai pas assez de dynamique sur mon petit capteur pour récupérer cela non plus en post traitement (et c’est une bonne chose, cela me force d’autant plus à réfléchir à mon éclairage pour faire une bonne photo plutôt que de me reposer sur un outil informatique qui sera imparfait et introduira du bruit non souhaité). D’où l’utilisation de lumières plus dures et colorées désormais (le dernier shooting avec Octopus illustre bien ce choix par exemple). J’aimerai pouvoir expérimenter des grilles nid d’abeille pour encore améliorer l’effet.

 

Tout ceci pour dire que la photographie, c’est des idées, de la sensibilité et de la technique. Et du travail. Et qu’on s’améliore en recommençant et en perfectionnant. L’expérimentation et le regard critique sur son travail sont une très bonne chose pour progresser, tant que cette critique est constructive.

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Emmanuel Créateur

A propos de Emmanuel Créateur

Couturier des cordes (shibari) et créateur de liens émotionnels Amateur d'arts érotiques et hédoniste au quotidien, japonais dans une autre vie, parfois dandy et souvent gastronome.

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