« Et dans 10 ans, que feront ils ?  » : La jeunesse dérange-t-elle certains libertins ? 28


Loth et ses filles, Gustave Courbet, 1844

 

Aujourd’hui j’ai envie d’évoquer un poncif du libertinage, maintes fois entendu et malheureusement subi. Le jugement de la jeunesse des libertins trentenaires comme moi, ou plus jeunes.

Ce qui est intéressant c’est que des jugements sur le comportement sexuel nous en subissons tous à différents degrés par notre entourage quel qu’il soit.

L’un des intérêts des communautés libertines, BDSM, cordes … c’est de pouvoir se retrouver entre personnes ayant des pratiques similaires et donc de pouvoir parler sans trop de restrictions de ce qu’on aime. La limite restant toujours ce que l’autre est prêt à entendre, concevoir, comprendre …

Qu’une personne lambda soit choquée par le libertinage, le fétichisme ou autre me semble tout à fait concevable. Par respect pour cette personne je n’irai pas lui exposer ma vision des choses qu’elle ne comprendra pas et acceptera encore moins.

Cependant lorsque le jugement provient de sa propre communauté, j’ai tendance à trouver cela énervant et inapproprié. D’autant plus quand on appartient à une communauté qui défend des valeurs de liberté et d’ouverture d’esprit.

Sans sombrer dans des généralités et des a priori, je pense que personne ne contestera que la communauté libertine est plutôt composée de personnes de 40 ans et plus, et que la tranche d’âge 18-39 y est plutôt sous représentée.

Est-ce un mal ? En soit non, c’est peut-être simplement un frein pour trouver des partenaires qui nous correspondent.

 

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Et pourtant il n’est pas rare d’entendre (ou de lire) des remises en causes sur la place des personnes de moins de 40 ans dans les clubs libertins.

Certains vont s’interroger sur leur capacité à avoir des rapports sexuels avec des partenaires plus agé(e)s.

Mais ce qui me dérange réellement ce sont ceux qui vont se permettre de commentaires (monnaie courante dans certains clubs …) face à des libertins beaucoup plus jeunes qu’eux, souvent dans le style :

« Mais que vont-ils faire plus tard ? »

ou bien ceci (commentaire Facebook d’un libertin) :

« une clientèle belle, néo libertine, jeune […] donc aucun intérêt pour les libertins (les vrais) »

Est-ce à sous entendre que pour être libertin, il faut nécessairement être vieux et moche ? Ce serait donc ca le libertinage, le pis allé lorsqu’on est incapable de séduire par la disgrâce du temps, alors on se retrouve entre aigris et on baise quand même, mais surtout pas avec ces jeunots qui nous humilient avec leur grâce et leur vitalité. Ce serait franchement pathétique.

Ou pire :

« Dans 5 ans, ils feront du BDSM et après qu’est-ce que ce sera ? »

En quoi assumer sa sexualité dès le début de sa vie est un problème ? Doit-on pour être libertin nécessairement avoir subi une traversée du désert faite de souffrance morale et sexuelle, tromper son conjoint, divorcer, attendre que les enfants grandissent et refaire sa vie pour enfin à 40/50 s’assumer ? Où vivre sa sexualité en permanence dans le mensonge et dans la souffrance de l’autre qui attend à la maison ?

En quoi assumer ses envies nécessiterait une escalade perverse, si tant est qu’il existerait une gradation entre libertinage et BDSM ? Rappelons tout de même que les deux univers, bien que se côtoyant fréquemment, ne relèvent pas d’une démarche intellectuelle similaire et donc une pratique n’engendrera jamais nécessairement l’autre, y compris à long terme.

Certains ont eu la chance (l’intelligence, la clairvoyance ?) de bâtir leur vie, leur couple, leur sexualité avec quelqu’un qui partage leurs conceptions, dès le début. Doit-on leur en vouloir pour cela ? Ne devrait-on pas au contraire les féliciter, les encourager dans leur parcours de vie ?

 

 

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Emmanuel Créateur

A propos de Emmanuel Créateur

Couturier des cordes (shibari) et créateur de liens émotionnels

Amateur d’arts érotiques et hédoniste au quotidien, japonais dans une autre vie, parfois dandy et souvent gastronome.


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28 commentaires sur “« Et dans 10 ans, que feront ils ?  » : La jeunesse dérange-t-elle certains libertins ?

  • e.lilith

    J’ai aussi souvent entendu ce genre de propos dans le milieu libertin. Néanmoins, je traduirais les choses sous un autre angle. Encore faudrait il savoir qui se laisse aller à la critique 🙂 (et quelle que soit la critique sur les pratiques dites non conventionnelles). Est-ce vraiment les libertins ? Donc cela pose la définition du « véritable » libertin 😉 Je me considère libertine. J’aurai 47 ans cette année, et aucun comportement ne m’a choqué ou troublée jusqu’à lors, cela quelle que soit la personne, si ce comportement est assumé et respectueux de la liberté de chacun. J’avais 17 ans lorsque j’ai vécu ma première expérience en trio, depuis, j’ai beaucoup évolué, motivée par diverses fantasmes et désirs. Donc à mes yeux l’age ne définit pas le libertin. Le libertinage est avant tout un état d’esprit ou est issu d’une personnalité particulière. Et je me permets de dire qu’on ne devient pas libertin, mais qu’on l’est ou pas, ou que l’on se révèle ainsi ou pas. Le principal conseil que je donne aux jeunes qui osent franchir le pas, c’est d’être en accord avec leurs propres désirs, et de prendre le temps de vivre leurs expériences. Donc de ne pas chercher à franchir les étapes si ils ne se sentent pas prêts à le faire, ni par mode, ni pour répondre aux désirs d’un autre quand bien même il s’agit de son partenaire amoureux. Aussi, je pense que notre sexualité, conventionnelle ou débridée, évolue en même temps que notre maturité affective. Ainsi, un libertin n’aura pas les mêmes pratiques à ses débuts et à la fin de sa vie. Et c’est là la magie de la sexualité. Elle évolue, s’épanouit, s’enrichit avec l’expérience. Les fantasmes assouvis laissent place à d’autres fantasmes. Personnellement, même si j’ai déjà vécu de nombreuses expériences plus diverses les unes que les autres, je ne suis pas inquiète pour ma sexualité à venir. Au contraire, je me laisse aller et découvre avec plaisir que mes fantasmes sont quasi illimités 🙂

  • Mr Intimement

    Incompréhension est le terme qui me vient à l’esprit!
    Tout d’abord, l’incompréhension des « vétérans » envers les « rookies », et l’incompréhension des « rookies » envers les « vétérans »…
    Bref, un serpent qui se mord la queue!
    Ton article me rappelle une discussion eu cette été sur le sujet suivant: Libertins du Nord vs Libertins du Sud, ou plutôt libertins parisiens vs provinciaux et c’est toujours un peu les mêmes arguments qui ressortent…
    Bref une attitude qui est en loin, de très loin, celle d’un libertinage libéré! Oui car il faut libéré le libertinage comme tu tentes de le dénoncer là avec un certain brio (pas votre partenaire de jeu à 3)!
    Oui avec madame, nous sommes aussi, un couple de trentenaires (pour plus très longtemps)! Oui nous avons couché avec des quinquas (et peut être des sexas car on ne demande pas la carte d’identité à nos partenaires)… On a couché à Paris, dans l’Ouest, et dans le Sud, oui les pratiques sont différentes (un chouilla), mais on observe, on s’adapte, et on baise… euh couche 😉
    Alors oui il y a des jeunes hédonistes, oui il y a des vieux hédonistes, puisse la communication faire se rapprocher les deux, aux fins que chacun, y retirent, une expérience nouvelle!

    Merci pour ton article, merci pour cette mise à plat et pour le fait que libertinage n’est pas BDSM…

    BizZz

    PS: et Oui messieurs, laissez vous caresser, tripoter, sucer, pénétré par d’autres messieurs, à l’instar de votre femme qui s’encanaille avec la femme d’autrui, qu’il soit vieux ou jeune! Mais ça c’est un autre débat … ou le même…

  • Mr Intimement

    tiens pour étayer ton propos sur le problème de l’âge, je viens de lire un billet d’un blogueur qui fait le constat inverse… Au vours d’une de ses nombreuses sexcapades…
    « Ils sont jeunes. C’est tout juste si nous avons droit à un bonsoir lorsqu’ils passent devant nous sans s’arrêter le moins du monde, ni à l’aller ni au retour… Il est clair que nous ne les intéressons pas. »

    source: http://daty92.blogspot.fr/2016/01/daty92-la-decouverte-du-mask-5-octobre.html?zx=786feb1aa2358a36

    • Emmanuel Créateur
      Emmanuel Créateur Auteur de l’article

      Attention je n’ai jamais dit que tout le monde doit coucher avec tout le monde. Ce couple a dit bonsoir, s’ils n’ont pas d’envie envers le second couple je ne vois pas ce qu’ils auraient pu faire ? Il n’y a rien de malpoli ou de méprisant à ne pas donner suite dans un club libertin. La notion d’age est mise en avant par le couple qui raconte mais qu’en est il de ce couple qui passe ? Pas d’attirance physique, trop tôt dans la soirée, en attente d’autres amis libertins … tant de possibilités

  • Charlie F.

    Coucou bon je met les pieds dans le plat de suite, je / nous ne sommes pas libertin, enfin si peut être mais notre profonde reticence à dire je / nous sommes ceci ou celà fait qu’on ne se définit pas comme étant ceci ou cela, on fait on vit on agit on baise après les cases …
    Bon je reviens à votre article, très bien fait, mais qui me rappelle plein de discussion toujours autour de la même chose les vieux versus les jeunes.
    C’est fantastique quel que soit le domaine, cuisine, sexe, supporter de foot, aioli, spiritualité régulièrement les uns se plaignent des autres.
    Jalousie, envies réciproques, besoin de prouver, arrogances, défis, pleins d’autres sentiments se mélent la dedans. Je crois et ca c’est un sacré poncif que la connerie est la chose la mieux partagé au monde.
    Je vois des copains / copines homo se montrer raciste et rejeter des personnes sous pretexte qu’ils ont des modes de vies différents des leurs alors qu’eux même en tant que vieux pd ont été tabassés, humiliés, rejetés … et ils font exactement pareils à d’autres …
    La connerie je vous dit 🙂
    J’aimerai à titre personnel qu’on arrete de s identifier, qu on arrete de s’enfermer dans des cases et des codes, qu’on puisse gentiment évoquer une pratique et voir, sentir ce qu’il se passe chez l’autre, puis je continuer ? non ok. Oui ….cool alors parlons librement.
    Les cases même si elles donnent un confort et une pseudo image de securité momentanée ne permettent pas d’évoluer de partager et de faire découvrir qui nous sommes complétement .
    Voilà il est tard et je deviens philosophe … je vais aller me faire un ou deux show cam ca me remettra les idées d’aplomb mdr

    PS : pour ce qui est de la reticence à la bisexualité chez le mâle lambda … oh que oui il y a des choses à dire mais ne sous estimons pas la pudeur des femmes non plus et ne sous estimons pas non plus les railleries de ces dernières qui sont tres facilement enclinte à traiter / juger un mec un peu gentil (alors imaginer s il a un plug dans le cul) de lavette, pedale ou de – pour celui qui a un plug – de gros pervers dégueulasse (bon apres se qu elles font dans la chaleur de leur couette …)

    • Emmanuel Créateur
      Emmanuel Créateur Auteur de l’article

      Merci beaucoup pour ce long message, je vais reprendre dans l’ordre ce qui me semble important.
      – ne pas se mettre dans des cases. Ok je comprends l’idée, n’empêche que c’est pas mal les mots pour discuter et savoir de quoi l’on parle. Sur mon twitter par exemple tu as vu que j’ai mis pansexuel. C’est important pour moi, parce que ca ouvre la porte à la sexualité avec les trans, queer, travesti … c’est inclusif. Bi n’avait pas cette notion. J’aurai pu ne rien mettre, mais c’était la porte ouverte à ce que le lecteur lambda me définisse hétéro ce que je ne voulais pas. D’ailleurs je met aussi libertin en toute conscience parce notre pratique est très rarement (voire plus du tout) échangiste. Essentiellement des trio ou de la partouze. Lorsque je parle de Kinbaku, cela a un sens aussi, ce n’est pas que des liens, ce n’est pas que des cordes, il y a aussi une notion de culture japonaise qui m’est essentielle dans ma pratique. Donc lorsque j’utilise un mot plutôt qu’un autre ce n’est pas juste pour mettre dans une case, c’est surtout pour donner une signification précise à une pratique, en délimiter les contours. Parfois aussi valider l’accord réciproque de la pratique avec un partenaire. En particulier dans le BDSM, c’est très important de valider les contours de ce qu’on va faire avant, parce que pendant, en sub space il est totalement impossible de pouvoir obtenir un accord conscient de son partenaire.
      – je partage beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, sur le racisme, l’égalité homme-femme, … justement pour provoquer des prises de conscience sur les diverses discriminations dont nous pouvons être vecteur parfois consciemment, parfois inconsciemment (souvent par des éléments sociaux, culturels ou de langage). Je suis loin d’être parfait mais au moins j’essaye de prendre conscience en quoi je peux heurter des sensibilité, être discriminant ou excluant … pour ne plus reproduire ces schémas.
      –  » s’enfermer dans des cases et des codes » là je t’avoue que je ne suis plus trop et j’ai encore plus de mal à suivre le lien avec l’article. Peux être voudras tu détailler ?
      – les railleries que tu cites ont au moins l’avantage de clairement identifier la personne comme homophobe. Chacun son libre choix de vouloir avec des rapports (sexuels ou non) avec ces personnes. Personnellement j’évite de les fréquenter.

  • Charlie F

    Je suis d accord avec toi que la precision est utile, permet de « gagner » du temps mais elle peut aussi entrainer des limites qui n’existent que par rapport à une définition différente que porte deux individus sur un même concept, c’est un peu Mr Jourdain faisant de la prose sans le savoir.
    Dans tous les cas mettre ou ne pas mettre de « définitions » a des avantages et des inconvénients

    L’enfermement dans des cases ou codes viens de nous même, je ne parle pas pour toi et c’est vrai que ca n a pas un rapport direct avec l’article (c’était juste le fil de ma pensée), mais le besoin de se reconnaître dans un groupe peu souvent susciter une uniformisation de la pensée ou des us et coutumes de ce groupe. Les appartenant au groupe des spiritualistes vont boire du Yogi tea et allumer de l’encens, les appartenant au groupe des punk sentir la valstar et les appartenant au groupe des banquiers porter des cravates (pas de notaire) pour mieux s’identifier à ce groupe et ainsi être rassuré ou localisé par les autres membres du groupe.

    Pour les railleurs ils se le cachent parfois tellement bien qu on ne le decouvre helas que treeeeees longtemps apres les avoir frequentés à moins d’avoir mis les pieds dedans rapidement 🙂 et donc de les avoir choqués en en parlant …

    • Emmanuel Créateur
      Emmanuel Créateur Auteur de l’article

      Merci pour ces compléments, je comprends mieux et partage ta pensée sur les groupes refermés sur eux mêmes, j’essaye de multiplier les experiences pour éviter cela mais ce n’est pas toujours facile surtout lorsqu’on se passionne pour quelque chose, mais même là divers avis de divers pratiquant peuvent donner des éclairages et des réflexions différentes. (le Yogi tea m’a fait particulièrement rire …).

      Pour tester les gens rien de tel qu’un petit sujet bien clivant, genre le mariage homo ou le féminisme, ca marche dans 99% des cas 😉 Sinon nous avons aussi une autre méthode que nous appliquons parfois en club libertin : ne pas parler ! Étonnant mais ca donne une part de mystère (le club n’est de toute manière pas un lieu propice aux grandes conversation, donc se lancer dans un échange de banalités plates pour faire un semblant de préliminaire n’a aucun intérêt) et cela évite parfois de se rendre compte de la vraie nature de personnes incroyablement séduisantes qui perdent out leur charme une fois que l’on leur a parlé…

  • Brigit

    Je n’ai pas lu les commentaires. ma réaction spontanée est que les « vieux » libertins d’aujourd’hui sont les jeunes libertins d’hier ! c’est un peu du bon sens.
    auraient-ils perdu la mémoire ? au risque d’être simpliste, je dirais que les vieux ont toujours critiqué les jeunes, le SM n’est qu’un prétexte pour alimenter leur bavardage… (pourtant le libertin si éloquent autrefois est devenu peu bavard, quel dommage)
    quant aux poncifs… seriez-vous si vieux, auriez-vous pratiqué le libertinage depuis si longtemps pour que les poncifs aient eu déjà le temps de vous lasser ?

    en fait, je suis très mal placée pour répondre ou critiquer parce que très jeune, j’ai refusé l’étiquette du libertinage. enfin du libertinage de moeurs,
    un univers qui déjà par son conformisme bourgeois et stéréotypé, ces « poncifs » (et oui !) ne m’attirait pas (j’aurais pu vous plagier par anticipation en déclarant que oui, le libertinage, c’est chiant, mais bon… ).
    à une sexualité libertine, j’ai préféré une sexualité libre. ce qui n’est pas la même chose. et la pratique du SM est venu quasi concomitamment.
    donc pour répondre à une autre de vos questions quand même, je ne crois pas du tout à une gradation du libertinage vers le SM.

    ce sont effectivement deux univers qui se sont parfois exclus l’un l’autre, et parfois communiquent.

    cela dépend aussi, surtout, des individus et c’est peut-être ce que m’interpelle le plus dans ce que vous écrivez. j’ai l’impression que vous rechercher une sorte de description généraliste de pratiques et de milieux qui sont très divers.

    pardonnez moi encore d’insister, mais pourquoi « le couple » ? je ne suis ni pour, ni contre, personnellement, mon idéal, c’est le trio. toutefois, je n’en fais pas un modèle. au risque de jouer les provocatrices, pour un libertin, je vous trouve très conformiste.

    (maintenant je vais lire les autres…)

    • Emmanuel Créateur
      Emmanuel Créateur Auteur de l’article

      J’ai découvert les clubs libertins à 31 ans, j’en ai aujourd’hui 38. J’ai eu une sexualité qu’on pourrait qualifier de libertine très rapidement même si comme vous je n’y colle pas ces mots et qu’aujourd’hui aussi j’ai du mal à m’identifier à l’étiquette libertine.
      Les poncifs, pas besoin de pratiquer pendant des années, je crois que 6 mois dans le milieu suffisent à en noter les travers récurrents ainsi que les mêmes propos qui tournent en bloucle. les critiques sur l’age je les ai subies des mes premières sorties, moins désormais.
      Je n’ai jamais cru non plus à une gradation entre SM et libertinage, ce sont là des propos que j’entends fréquemment et que je ne dénonce, ce ne sont pas les miens. D’autant plus que naviguant entre ces univers. celui du shibari aussi peut être ou non connexe avec ces deux univers.

      Cet article ayant été écris du temps où j’étais en couple, il présente mon point de vu d’homme en couple libertin. Ceci dit lier conformisme et couple, quelque chose m’échappe. Je crois me souvenir de lointaines lectures que le libertin est en lutte contre ceux qui lui imposent un système moral, religieux ou politique entravant ses libertés. mouvement pré révolutionnaire afin de reverser une royauté et d’arriver vers une république. Un peu éloigné de toute considération sexuelle, encore plus de couple vs trio (c’est d’ailleurs étonnant puisque ma sexualité libertine en couple a été essentiellement constituée de trios …). Je ne revendique encore moins un non conformisme. J’essaye de vivre ma vie de manière épanouie avec des personnes qui me rendent heureux. parfois j’ai envie de passer du temps uniquement avec elles, parfois avec d’autres personnes. Je suis peut être d’un conformisme navrant mais cela ne m’importe guère.

  • casada

    J’aimerais tant que tous lisent tes articles..Ou ferment leur gueule.
    Pourtant je ne suis pas dans le lot des libertins=> pas eu l’opportunité dans l’élégance..
    Garde le moral, les cons seront toujours sûrs d’eux
    Cordialement ;)*

  • ladyshagass

    Derrière les murs des clubs libertins se cachent les même travers que dans la société publique visiblement. Avec ajouté à cela, le sentiment de vivre une sexualité privilégiée sans tabou apparent, et donc potentiellement, un manque d’humilité. Heureusement que le libertinage ne se résume pas à un club libertin… Plus j’en lis sur le sujet, moins j’ai envie de libertiner dans les clubs. En fait, je n’ai pas du tout envie. D’ailleurs, une des raisons initiales de ma réticence est la barrière de l’âge. J’ai 27 ans actuellement, et si je devais libertiner, j’aimerais que cela arrive avec des personnes de la tranche 18-35, or j’ai bien conscience que l’effectif est quasi inexistant dans les clubs. Je n’ai rien contre libertiner avec des personnes plus âgées (Vincent Cassel et Lambert Wilson, si vous lisez ce message, je suis là ! :)), mais je pense qu’il est normal d’être d’abord attiré par sa génération. Vu que les plus vieux ont l’air de préférer être entre eux, dommage qu’il n’y ait pas un nouveau concept de clubs pour les jeunes. Ce serait super. Même si dans un monde idéal, ce serait plus cool qu’on se retrouve tous sans jugement, car ça ne sert à rien. Cependant, je serais bien curieuse de mettre les pieds dans une club au moins une fois pour observer et ressentir l’atmosphère, pour me faire mon propre avis.

    • Emmanuel Créateur
      Emmanuel Créateur Auteur de l’article

      Je te rassure, il suffit de choisir le bon club et la bonne soirée, par exemple le Taken dont la moyenne d’age est assez jeune, tu trouveras une majorité de 20-35 le samedi soir, un peu plus âgé en semaine. Les gens ont toujours tendance à se regrouper par affinités, c’est naturel. Les retours d’experiences sont toujours très utiles pour savoir ou aller, et sa propre expérience aussi. Je suis allé dans quelques clubs une seule fois, dans d’autres de très nombreuses fois.