Tokyo fiancée [Film] 2


Une des questions que l’on me pose le plus, en particulier à l’approche d’un voyage, est « qu’est ce que tu aimes tant dans le Japon ? ».

J’ai immédiatement des milliers d’images en tête, et pourtant c’est bien difficile de formuler une réponse précise.

Le Japon que j’aime, celui qui fait que j’ai toujours envie de revenir, qui fait que je me sens mal ici et si bien là-bas, ce n’est pas Akihabara, le quartier geek de Tokyo, ce n’est pas ces petits bars de Shinjuku ou de Roppongi (quartiers de vie nocturne de Tokyo, où il y a notamment quantité de bars BDSM), ce ne sont des amusement sympathiques, mais très, trop touristiques. Pour moi ils ne sont pas vraiment représentatif du Japon que j’aime.

Le Japon évoque irrémédiablement pour moi des jardins, des maisons en bois, des ruelles étroites, des temples, de la nourriture, un grand bordel architectural qui réussi le tour de force de former un tout harmonieux, des musées, se perdre dans les rues et faire des rencontres, des découvertes, des gens toujours accueillants, des sources chaudes, du crabe …

Ce Japon là ne peut pas se décrire, je le montre en photo mais il se vit surtout, il se ressent.

Le Japon c’est aussi, à l’image de sa langue, un pays plein de sous entendus, de codes, de choses qui necessite de regarder au delà des apparences, de deviner, d’être attentif, de contempler.

Alors quand il s’agit de transcrire cela dans une histoire, dans un film, ca devient très complexe. Les films étrangers se résument souvent à une suite d’image d’Épinal, somme de clichés facile sur le Japon (le fameux triptyque des reportages télévisés : le Japon entre tradition et modernité, les robots, les japonais travaillent comme des malades).

J’aime beaucoup Amelie Nothomb, sa folie littéraire m’amuse, son amour du Japon , son reve inaccessible d’etre japonaise, je les partage au plus profond de moi. J’aime particulièrement ses romans partiellement autobiographiques sur toutes les années qu’elle a pu vivre au Japon.

L’un d’eux, Ni d’Eve ni d’Adam, raconte son retour au Japon à 20 ans, son premier amour japonais.

9782253124542FS

Le film Tokyo Fiancée en est une adaptation assez fidèle (du moins sur le début, la fin est assez différente mais tout autant intéressante).

Amelie Nothomb fait toujours des romans court, est ce pour cela que c’est une des rares adaptation cinematrographique qui ne soit ni tronquée ni frustrante? Il y a aussi le talent d’un réalisateur qui reussi à mettre en image les pensées des protagonistes les plus extravagantes. C’est inattendu, surtout que ca correspond souvent à ce que j’avais pu imaginer en lisant le livre

 

Tokyo-Fiancee-les-amours-nippones_article_popin

Une histoire d’amour, pas seulement avec des personnes mais avec un pays. Sans clichés, j’ai enfin retrouvé ce Tokyo que j’aime. Une belle histoire qui se vit, qui se ressent, qui est difficilement descriptible à l’image du lieu où elle prend place. C’est à mon avis le plus beau film réalisé avec le Japon pour cadre.

Un film que je recommande chaudement à tous ceux qui aiment où veulent découvrir le Japon, à ceux qui aiment les jolies histoires d’amour un peu triste, ceux, qui aiment Amelie Nothomb et son extravagance. Un film contemplatif et drôle. un film tellement japonais dans l’esprit.

 

tokyo_fiancee_bruk_dette-1-web_0

 

Bonus : un extrait de la B.O.

Découvrez aussi :


Emmanuel Créateur

A propos de Emmanuel Créateur

Couturier des cordes (shibari) et créateur de liens émotionnels Amateur d'arts érotiques et hédoniste au quotidien, japonais dans une autre vie, parfois dandy et souvent gastronome.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires sur “Tokyo fiancée [Film]