La curiosité est un bien coquin trio 12


Salon de l’hôtel Bouddha Bar
(imaginez une ambiance beaucoup plus tamisée le soir)



28 décembre 2014 – 23:12
Une demoiselle au mystérieux profil que je nommerai pour ce texte Pa afin de lui éviter toute sollicitation inopportune ultérieure, me contacte sur ma messagerie Facebook par le biais d’une bien curieuse missive (aujourd’hui je viens à me demander si la vivacité de son esprit n’aurait pas volontairement fomenté cette fortuite rencontre depuis le début …). Elle pense m’avoir croisé aux Chandelles et m’avoir reconnu sur une de mes photos. Comme je suis ses interventions de manière pas si innocente depuis un moment, ma curiosité est déjà piquée d’avance. Le jeu de séduction commence.

Nous n’arrivons pas à identifier le possible moment où nous nous serions croisés. Nous sommes nous seulement croisés un jour ? Ce n’est guère important, nous avons bien d’autres intérêts communs que les Chandelles et le chocolat (notez toute de même la prépondérance de la thématique aphrodisiaque !).
S’en suit de longs échanges à deux et très rapidement à trois. Une tension érotique s’installe rapidement et ne cesse de monter. L’Onirique prend un plaisir rare à ces échanges, je la vois s’illuminer au fil des réponses et de la complicité qui s’installe. Je devine déjà un moment mémorable qui s’annonce. Il est impératif de mettre fin au mystère de nos identités réciproques, nous décidons donc de nous retrouver dans un bar. Un bar ? Pour une rencontre entre libertins avertis ? Les Chandelles étant notre terrain de jeux favori à tous les trois, il convenait de pimenter un peu tout cela. Ajouter de l’imprévu, du challenge.
Un endroit suggérant tout à la fois de l’érotisme, une ambiance tamisée, sans pour autant être libertin pour échanger quelques mots, caresses et baisers furtifs, comme autant de préliminaires à un trio déjà désiré et anticipé depuis longtemps.
22 janvier 2015 – 19:00

Arrivée au Bouddha Bar, un endroit que L’Onirique décrit comme, je cite, identique aux Chandelles mais sans les gens qui baisent (et c’est fort dommage). Il fallait bien un tel lieu pour embraser ce qui ne demandait qu’à l’être (lapsus révélateur, j’ai écris ici embrasser dans la première version de ce texte).

Et déconvenue, l’endroit est fermé pour faire place à des footballers (horreur et l’accueil pour le moins désagréable. Au moins tout n’est pas perdu puisque je satisfait déjà l’un des plus grands vices de Pa, en lui offrant quelques chocolats de ma boutique préférée située à deux pas de là. Une petite attention qui la touche beaucoup.

Une petite note de plaisir préliminaire

Rester dans ce froid glacial n’étant pas une option très attrayante nous nous réfugions au bar de l’hôtel du même nom, deux rues plus loin, pour un accueil beaucoup plus intimiste et délicat qui nous conviendra finalement bien mieux.

Champagne et vieux whisky japonais accompagnent une délicieuse conversation qui débutant avec quelques chocolats, dérive très rapidement sur le libertinage et les cordes. J’ai d’ailleurs l’impression que les autres personnes du bar ont des échanges pas moins osés. C’était sans compter sur l’imagination de mes deux accompagnatrices. Pa, rapidement suivie de L’Onirique, s’éclipsent. Dans ma grande naïveté je ne me doute de rien.
De retour, emporté par mes élans sur le Japon, je suis soudainement interrompu, L’Onirique prends mes mains, Elle et Pa m’y glissent chacune une étoffe, referment mes doigts et me sourient, fières et complices. Interloqué je ramène à moi ces précieux cadeaux dont je ne comprend la nature qu’une fois les doigts ouverts.

Photo de reconstitution,
pour les curieux les culottes sont bien celles de ce soir là …

Difficile après cela de rester stoïque, de ne pas être empli de pensées lubriques, déjà que mon regard ne cessait de porter vers ces robes bien trop courtes et la naissance des bas …
J’apprendrai plus tard que ce petit jeu était en fait un défi que c’étaient lancées entre elles L’Onirique et Pa, défi préparé bien avant notre rencontre dans leurs échanges torrides de missives aux heures tardives.

Voici que les deux complices se caressent sans autre retenue désormais que celle de garder un minimum de décence vis à vis des personnes qui nous entourent. Elles osent, glissent leur doigts de plus en plus loin … Pa est désormais convaincue que les trio ne sont pas nécessairement la volonté seule de l’homme, mais bien l’expression de la complicité et du désir mutuel de notre couple.

Nos verres vides, se sont nos estomacs qui crient famine, un buffet d’un club libertin nous permet de poursuivre agréablement ce qui a si bien débuté.

Un taxi fin gourmet nous transporte d’un lieu de plaisir vers un autre. Fin gourmet car il a reconnu et adore les chocolats, encore une de ces petites coïncidences malicieuses qui ponctuent les moments importants de ma vie semble t il. Les mains continuent de délicieusement se balader et Pa n’arrive plus à se retenir. Mais une main de l’Onirique sur son sexe et la mienne sur ses fesses comment le pourrait elle ? Elle tente bien une diversion en me caressant le sexe, mais je reste impassible, au moins du visage, car ailleurs …

Nous entrons dans ce sauna libertin qui nous est inconnu (le Rituel Foch) et Pa se transforme en guide, plus à son aise qu’en début de soirée. Quelques bouchées avalées, nous plongeons dans l’accueillant jacuzzi.

Est ce encore une réalité à partir de ce moment? Il y a des instants vécus, qui semblent, hors du temps, presque imaginés et intangibles. Un baiser qui hésite entre une bouche et une autre, qui à force d’hésitations devient un baiser à trois. Un corps qui se presse contre le mien, puis un autre, la douceur des fesses dans chacune de mes mains. Je ne me lasserai jamais de ces petits extases …

Et puis Pa glisse entre nous deux, embrassant et caressant L’Onirique de ses mains, caressant mon sexe de ses fesses. En fallait il plus pour que mon désir soit ainsi poussé dans ses plus profonds retranchement ? J’ai l’impression de n’être plus qu’un sexe en feu et gorgé de désir. Le regard de Pa posé sur mon sexe lorsque je sors de l’eau trahit immédiatement ses envies …

Un petit nid douillet accueille la suite de nos caresses. L’onirique chevauche Pa et l’enlace. Baisers fougueux. Je ne suis qu’un homme, ma patience est vaincue, ma chair cède à la passion et à la tentation. Je les pénètre l’une puis l’autre, ou inversement, je ne sais plus. Il y a tant de configurations possibles dans un trio, pourtant nous n’avons été que trois en osmose là où la tentation du 2+1 est si facile. Pénétrer l’une le regard dans les yeux de l’autre, bouches mêlées sur mon sexe qui s’embrassent, quatre mains qui massent langoureusement le corps de Pa gisante et profitant d’un moment de répit dans cette tornade de voluptés…

Et enfin, dans une ultime étreinte saphique, Pa se cambre, sachant parfaitement mes préférences ainsi que l’effet que cela allait induire en moi. Mon sexe au plus profond d’elle, collés ensemble, la respiration étouffée dans la bouche de L’Onirique, le temps n’est plus à la douceur mais à la vigueur d’une étreinte virile qui marque son passage à chaque coup de rein. L’extase monte, m’envahit, je lutte, j’en veux encore, c’est trop tard, je dirige mon sexe vers la bouche de L’onirique, l’arrose puis l’abreuve de grands jets et retombe, comblé.

Allongés  dans les bras l’un de l’autre, nous délectant de la parfaite conclusion de cette aventure, nous nous assoupissons tous les trois ensemble un instant …

22 janvier 2015 – 02:30

De retour chez nous, j’ai toujours la culotte de Pa dans la poche de ma veste. Je la caresse délicatement en souvenir de cette mémorable soirée et la dépose tel un trophée sur ma table de nuit avant de m’endormir, un sourire aux lèvres en imaginant que pour la récupérer, il faudra qu’elle vienne dans ce lit …

L’objet du délit, attendant d’être délivré en personne par Pa
qui devra d’abord faire sacrifice de son corps …

 

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Emmanuel Créateur

A propos de Emmanuel Créateur

Couturier des cordes (shibari) et créateur de liens émotionnels

Amateur d’arts érotiques et hédoniste au quotidien, japonais dans une autre vie, parfois dandy et souvent gastronome.


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