Punition [BDSM] 6


Eugène Thivier – Le Cauchemar – 1894 – Musée des Augustins (Toulouse)

Tu as fauté.
Peut être pas vraiment mais ce n’est pas important.
Ce qui importe c’est que j’ai envie de toi, de te posséder, d’être un dieu, de te tenir ta vie entre mes mains.

Alors je te serre les poignets à t’en faire mal, sans un mot.
Tu sais, tu sens.
Ton regard est perdu, mêlé de crainte d’excitation.
Tu sais déjà ce qui va se passer. Tu anticipes, tu le crois tout du moins.

Je te jette sur notre couche, tête dans les oreillers. Caches toi, tu n’échapperas pas à ton sort.

Le chanvre glisse sur ta peau. Quelques gestes habilles et te voila immobilisée, le corps tendu par ces cordes, tentacules sorties de l’au-delà. Je resserre. A t’étirer les membres à la limite de l’insoutenable.

Tu es à ma merci. Tu n’es plus rien, une simple chose, Ma chose. Tu sais que je peux faire de toi ce que je veux et que je vais abuser de ce droit.

Bambou.
Un large paddle qui s’abat en un claquement sourd. Ce premier coup tu l’encaisses sans un bruit ni tressaillement. Ta fierté te pousse à me montrer que tu es forte et que je t’ai bien éduquée. Alors tu relèves les fesses comme je t’ai appris.

« Merci Maitre. Tu frappes bien Maitre ».

Et puis ils s’enchainent, sans répit, sans repos, jusqu’à ce qu’une belle couleur grenat te pare.
Les larmes coulent, sourdes. Tu pensais m’apitoyer peut être ?

Nihil lacrima citius arescit (*).
Rien ne sèche plus vite qu’une larme.

Si je fais une courte pause ce n’est que pour venir m’en abreuver.

Ton cul est chaud à souhait.
Ouvert.
Offert.

Un filet de salive y coule et s’immisce en toi. Tu tressailles, tu sais.
Ma main glisse le long de ta bouche. Je m’enfonce.
Un peu, doucement, juste le gland.

Tu gémis déjà. pourtant le pire est à venir.

J’attends que tu t’apaises un peu pour t’achever, d’un coup sec, sans retenue, je te déchire jusqu’à la garde.

Je libère ta bouche. Tu prononces mes mots favoris.
« Mon corps est là pour te servir, prends ton plaisir comme il te plait Maitre, utilises moi ».

Je te prends encore et encore, j’abuse de ce délice enivrant. Et enfin me déverse en toi.

Je te contemple, abandonnée, ravagée, souillée.

Tu es si belle ainsi.

Je t’aime.
(*) : Rhetorica ad Herennium, auteur anonyme du Ier siècle avant l’ère chrétienne

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Emmanuel Créateur

A propos de Emmanuel Créateur

Couturier des cordes (shibari) et créateur de liens émotionnels

Amateur d’arts érotiques et hédoniste au quotidien, japonais dans une autre vie, parfois dandy et souvent gastronome.


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